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Bilan de la saison

Année chaude ou année froide, décalage des évènements phénologiques... Comment la flore s'adapte-t-elle au climat, saison après saison ? Les chercheurs font un bilan au printemps et à l'automne pour nous éclairer sur le phénomène.

Bilan du printemps 2017

L’hiver doux et le printemps chaud de cette année ont entraîné des évènements phénologiques précoces, que ce soit pour la végétation, les mésanges ou les grenouilles de basse altitude. Retour sur un printemps 2017 qui nous montre une fois de plus la fascinante plasticité des espèces face à des conditions environnementales variables.

Indice de printemps de la végétation

 

Indice de printemps 2017

Écart à la moyenne sur toute la période d’étude des dates de débourrement
de l’ensemble des espèces Phénoclim


Cette année, le débourrement a été plus précoce que la moyenne 2006-2017, avec un effet plus important en basse altitude (-9,3 jours) qu’en haute altitude (-3,3 jours). La différence entre les deux altitudes est très marquée comme en 2013 et, de façon moins flagrante, en 2006. Ces deux années avaient aussi de forts décalages entre la haute altitude et la basse altitude même si, à l’inverse, 2013 et 2006 étaient des années tardives.

À basse altitude, les températures ont été plus chaudes que la moyenne, que ce soit en hiver ou au printemps, accélérant ainsi le débourrement de certaines espèces.

Dans les Alpes, c’est le lilas dont le débourrement a été le plus précoce, suivi par le sorbier et le noisetier. Contrairement à l’année 2016, le noisetier n’a donc pas été le champion du débourrement précoce, principalement car l’hiver n’a pas été aussi chaud que l’année dernière.
L’indice de printemps est aussi très différent cette année entre haute et basse altitude, même si dans les deux cas nous sommes dans une configuration d’année plus précoce que la moyenne.

Climat

 

Écart à la moyenne des températures 2008-2017

Ecart à la moyenne 2008-2017 de la somme des degrés jours entre chaque année, en hiver et au printemps
pour des stations situées à deux altitudes (Mens 700m et Arvieux 1560m).


L’hiver 2017 a été marqué par des températures plus douces que la moyenne à basse altitude mais plus fraîches que la moyenne à 1 560 m d’altitude. Comme présenté dans l’article du blog Sciences en relief rédigé par Geoffrey Klein SOLDES d’hiver : -60 % sur les précipitations, l’hiver a aussi été remarquablement sec, avec une pluviométrie très déficitaire.

Le printemps quant à lui a été plus chaud que la moyenne, autant à Mens qu’à Arvieux, les plantes ont donc reçu une plus grande quantité de chaleur que la moyenne pour ces deux altitudes. En moyenne en France, les températures ont été supérieures de 1.4°C à la normale, faisant de ce printemps 2017 le 3ème printemps le plus chaud sur la période 1900-2017 (source MétéoFrance).

La fin de ce printemps 2017 a aussi été marqué par le gel tardif : la température est descendue en-dessous de 0°C au moins une fois dans la journée pendant 25 jours à Arvieux, soit 4,2 jours de plus que la moyenne 2008-2017.

Indice de printemps des mésanges

 

Indice de printemps mésanges 2017

Écart à la moyenne des dates de ponte des mésanges noires à deux altitudes
sur l’ensemble de la période d’étude (années précoces et années tardives).

Les chaleurs printanières de 2017 ont entraîné des pontes de mésanges plus précoces que la moyenne, principalement sur le site de Vallorcine à 1 300 m d’altitude (-9 jours). Cette chaleur ayant été moins marquée sur le site de Loriaz à 1900m, les mésanges n’ont pas pondu aussi tôt (-2,5 jours).

C’est la deuxième année, avec 2012, où l’on a un écart important entre les dates de ponte à haute et basse altitude (6,5 jours) alors que d’habitude le décalage est plus proche entre les deux altitudes.

Indice de printemps des grenouilles

 

Indice de printemps grenouilles 2017

Écart à la moyenne de la date de ponte des grenouilles rousses à deux altitudes (1300 et 1900 m) à Vallorcine.

Participation au programme Phénoclim en 2017

 

Évolution du nombre de participations 2017 depuis 2005

Évolution du nombre d’observations par massif montagneux depuis 2005.


La participation au programme Phénoclim en 2017 reste similaire aux années 2015 et 2016. Nous décomptons 1465 observations réparties sur 69 sites. L’espèce la plus observée est le noisetier (245 observations), suivie par le bouleau verruqueux (240 observations), puis par le frêne (234 observations) et enfin par le mélèze (226 observations).

Évolution du nombre de participants par catégorie en 2017

Répartition par catégories de participants des sites suivis en 2017.

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Printemps 2017

Indice de printemps

Basse altitude : - 9,3 jours
Haute altitude : - 3,3 jours

Valeurs par rapport à la moyenne 2006-2017 des données Phénoclim

Le climat

Moyenne des températures : + 1,4° C au printemps par rapport à la normale 1900-2017

Données MétéoFrance