Les sciences participatives en montagne
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Analyses des chercheurs

Comprendre le fonctionnement des arbres

Afin de mieux comprendre le fonctionnement des arbres, les chercheurs ont déterminé un « Cycle des arbres » dont les hypothèses doivent être validées par modélisation. L’élaboration du modèle est une étape primordiale pour la recherche scientifique.

L’étude des données d’observation du programme Phénoclim a permis de traduire le phénomène de débourrement sous forme mathématique. Ce modèle vise à prédire les dates de débourrement en fonction des variations du climat : quantité de froid en hivers et quantité de chaleur au printemps.

Modélisation des dates de débourrement de l'épicéa  

Comparaison des dates prédites par modélisation pour le débourrement de l’épicéa avec les dates les dates observées par réseau Phénoclim. Le modèle prend en compte uniquement la quantité de froid durant l’hiver et la quantité de chaleur à partir du 1er janvier jusqu’à la fin du printemps.

Validation du modèle

Le modèle Phénoclim pour le débourrement est considéré comme fiable mathématiquement par rapport aux observations. On peut considérer que le cycle des arbres est vérifié.

Le cycle annuel des arbres

 

Évaluer l’impact des variations de la température

L’étude des données d’observation a permis d’établir la relation entre les dates de débourrement et les variations de la température sur l’ensemble du massif des alpes.

Le long du gradient d’altitude : échelle spatiale

Les dates des événements phénologiques des espèces végétales sont étroitement dépendantes de la température, qui elle-même varie avec l’altitude. C’est pourquoi il est essentiel en zone de montagne d’analyser les observations phénologiques en tenant compte de l’altitude.

Pour l’ensemble des espèces suivies dans Phénoclim les individus ont un débourrement plus tardif plus on monte en altitude de 2 à 3,5 jours par 100 mètres.

D’une année à l’autre : variation interannuelle

Lors d’un printemps chaud le débourrement est plus précoce sur l’ensemble du gradient d’altitude en comparaison à un printemps froid. Chez l’Epicéa, le décalage du stade phénologique entre ces deux types de printemps est relativement homogène. Les individus suivis dans Phénoclim débourrent 14 jours plus tôt lors d’un printemps chaud comme 2007.

Dates de débourrement de l'épicéa lors d'un printemps chaud et d'un printemps froid en fonction de l'altitude

Différence lors d’une année chaude et d’une année froide des dates débourrement chez l’épicéa le long du gradient d’altitude

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